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Marché du jardin : le potager et les jardineries reculent en 2026

Les jardiniers amateurs ont moins rempli leurs chariots en 2026. À fin août, le marché français du jardin totalise 5,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en baisse de 1,4 % sur un an. Les chiffres ont été présentés lors des Rencontres du marché du jardin par Jardineries et Animaleries de France et la Fédération des magasins de bricolage (FMB), avec NielsenIQ, et détaillés le 27 octobre par Républik Retail.

Derrière ce recul modéré, deux tendances intéressent directement ceux qui cultivent : le potager est l’un des rayons qui souffrent le plus, et les jardineries perdent du terrain face aux grandes surfaces de bricolage.

Le potager parmi les rayons les plus touchés #

Les ventes liées au potager reculent de 5,5 % sur les huit premiers mois de l’année, tous circuits confondus. La baisse atteint 5,2 % en jardinerie, 6 % en grande surface de bricolage et 8,3 % en grande surface alimentaire.

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Le reste du végétal ne fait guère mieux. L’ensemble du rayon pèse 1,5 milliard d’euros, en recul de 3,2 %. Les plantes d’extérieur hors potager baissent de 3 %, les plantes d’intérieur de 4,8 %. Seule la fleuristerie progresse, de 4,1 %, mais grâce aux supermarchés : en jardinerie, elle recule elle aussi de 4,1 %.

Ces chiffres mesurent des ventes en magasin, pas le nombre de potagers cultivés. Ils ne disent pas si les jardiniers ont renoncé à semer, s’ils ont davantage échangé graines et plants entre voisins, ou s’ils ont reporté leurs achats. Ils traduisent en tout cas un net ralentissement des dépenses consacrées aux cultures.

Un printemps prometteur, puis le retournement #

L’année avait pourtant bien commencé. Au premier trimestre, le marché progressait de 4,6 %, et même les jardineries affichaient une hausse de 2,6 %. Le retournement intervient au deuxième trimestre, celui des plantations de printemps et des achats de plants : le marché recule alors de 1,8 %, et les jardineries chutent de 7,2 %.

Pour un secteur qui réalise une grande partie de son activité entre avril et juin, ce trou d’air pèse sur tout l’exercice.

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Les jardineries décrochent, le bricolage résiste #

Sur les huit premiers mois, les jardineries et libres-services agricoles restent le premier circuit, avec 2,64 milliards d’euros de ventes. Mais elles reculent de 4,9 %. Les grandes surfaces de bricolage progressent au contraire de 2,6 %, à 2,32 milliards d’euros. Les supermarchés reculent de 1,7 %.

L’explication tient en grande partie à ce que chacun vend. En jardinerie, le végétal représente 46 % du chiffre d’affaires jardin. Dans les magasins de bricolage, il ne pèse que 3 % : ces enseignes réalisent 60 % de leurs ventes jardin dans l’aménagement et la décoration, un rayon qui progresse cette année. Quand les achats de plantes ralentissent, les jardineries sont les premières touchées.

Les fédérations avancent une autre hypothèse : les épisodes de chaleur auraient attiré davantage de clients en magasin de bricolage pour acheter des climatiseurs ou du petit électroménager, avec des retombées possibles sur les rayons jardin. Elles reconnaissent toutefois que les données ne permettent pas de mesurer cet effet.

Terreau, paillage, outils : l’entretien aussi en baisse #

L’entretien du jardin représente 2 milliards d’euros de ventes, en baisse de 3,1 %. Les produits comme les terreaux, amendements et paillages reculent de 3,5 %, et même de 6,4 % en jardinerie.

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Les outils motorisés baissent de 5,2 % au global, avec une chute de 12,6 % en jardinerie. Le recul des équipements motorisés n’est pas nouveau : il était déjà noté en 2025, après plusieurs années de forte demande, comme le relevait le bilan de l’année précédente.

Le jardin comme pièce à vivre #

Un seul grand rayon progresse : l’aménagement et la décoration, à 2,2 milliards d’euros (+1,3 %). Les articles de plein air bondissent de 17,5 %, le mobilier de jardin progresse de 2,1 % et la décoration extérieure de 5,6 %. La cuisson extérieure recule en revanche de 5,6 %, et les pots et contenants de 7,5 %.

La tendance prolonge celle de 2025 : le jardin est de plus en plus pensé comme un lieu de vie qu’on équipe, et de moins en moins comme une surface qu’on cultive et qu’on entretient.

Ce que l’on peut en retenir au jardin #

Pour les jardiniers amateurs, ces chiffres invitent à regarder l’automne autrement. Novembre reste une bonne période pour planter arbres, arbustes et fruitiers à racines nues, pour pailler les massifs avec les feuilles mortes plutôt qu’avec du paillage acheté, ou pour préparer ses propres semis en récupérant les graines de la saison.

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Le recul des ventes en jardinerie pourrait aussi se traduire par des opérations commerciales en fin de saison sur le végétal et les produits d’entretien. Rien n’est annoncé à ce stade, mais il peut être utile de comparer avant d’acheter, surtout pour les plantations d’automne.

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