Ce samedi 24 octobre, le petit village d’Orpierre, dans les Hautes-Alpes, accueille la 24e édition de son marché aux fruits anciens. Le thème choisi cette année parlera à tous ceux qui ont un figuier au fond du jardin, ou qui rêvent d’en planter un : « La figue dans tous ses états ». Au programme, des variétés oubliées de pommes, de poires et de coings, des plants d’arbres fruitiers à emporter et des ateliers de taille. Le tout à une période idéale pour préparer les plantations d’automne.
Les points :
Un rendez-vous de passionnés dans les Baronnies #
Le marché est organisé par l’association des Fruits anciens de l’Orpierrois, qui présente l’édition 2026 sur son site officiel. Il se tient au cœur du village, à environ 700 mètres d’altitude, dans l’ancienne Baronnie des Princes d’Orange. Selon la fiche publiée par le comité régional du tourisme Provence-Alpes-Côte d’Azur, mise à jour le 10 octobre par l’office de tourisme Sisteron Buëch, le marché ouvre de 9 h à 17 h. L’entrée et le stationnement sont gratuits.
L’esprit de la journée, c’est la sauvegarde du patrimoine fruitier local. Les Croqueurs de Pommes et le conservatoire de La Thomassine, rattaché au parc naturel régional du Luberon, exposent des variétés anciennes que l’on ne trouve plus en grande surface. Le parc naturel régional des Baronnies provençales et la Société alpine de protection de la nature tiennent également un stand.
La figue à l’honneur : de quoi inspirer les jardiniers #
Le figuier est un arbre généreux, mais il a ses exigences. Il aime le soleil, la chaleur et les sols bien drainés. Dans les régions où l’hiver est rude, un emplacement abrité, contre un mur exposé au sud, fait souvent la différence. Un marché consacré à la figue est l’occasion d’interroger directement ceux qui le cultivent en altitude, dans des conditions proches de celles d’une bonne partie de nos jardins.
Choisir une variété adaptée à son climat
Toutes les figues ne se valent pas au jardin. Certaines variétés donnent deux récoltes par an, d’autres une seule, et leur résistance au froid varie beaucoup. Avant d’acheter un plant, le plus sûr est de demander au pépiniériste ou à l’association comment la variété se comporte dans votre région. Les amateurs d’Orpierre, qui travaillent sur des terroirs de moyenne montagne, sont de bon conseil sur ce point.
L’automne, la bonne saison pour planter
Le marché propose des plants d’arbres fruitiers de variétés anciennes et modernes, en racines nues ou en pot, ainsi que des chênes truffiers. Fin octobre, le moment est bien choisi : la terre est encore tiède, les pluies d’automne aident l’enracinement et l’arbre aura tout l’hiver pour s’installer avant de repartir au printemps. Les plants en racines nues se plantent pendant le repos de la végétation, hors périodes de gel.
Des ateliers pour apprendre les bons gestes #
Au-delà des étals, la journée est rythmée par des démonstrations utiles à tout jardinier qui possède un verger, même modeste.
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La taille de régénération des vieux arbres fruitiers est animée avec la Chambre d’agriculture des Hautes-Alpes. C’est l’atelier à ne pas manquer si vous avez hérité d’un pommier ou d’un poirier négligé depuis des années. Une taille progressive, étalée sur plusieurs hivers, permet souvent de relancer la production sans épuiser l’arbre.
Le pressage de jus à l’ancienne montre comment valoriser une récolte abondante, y compris les fruits tombés ou un peu abîmés qui ne se conservent pas.
Une balade botanique et une démonstration de fabrication traditionnelle de pistoles, ces prunes séchées typiques de la région, par la Confrérie des Pistoliers de Trescléoux, complètent le programme.
Dégustations, confitures et produits du terroir #
Le marché est aussi une vitrine gourmande. On y goûte et on y achète des fruits anciens et modernes. Les producteurs locaux proposent jus, miel, confitures, noix, amandes, nougat et autres spécialités. Un concours de confitures amateurs est organisé, et une soupe d’épeautre traditionnelle est servie le midi, sur réservation par SMS uniquement d’après la fiche de l’office de tourisme.
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Les familles trouveront aussi des contes pour petits et grands, des manèges, et un coin librairie consacré au thème du jour, en partenariat avec une librairie de Banon.
Infos pratiques avant de partir #
Quelques détails comptent pour une visite sans mauvaise surprise. Le paiement se fait en espèces ou par chèque, et il n’y a pas de distributeur de billets à Orpierre : les plus proches sont à Laragne et à Serres. Le site est accessible en fauteuil roulant et les chiens sont acceptés. Les horaires sont donnés sous réserve, comme le précise la fiche officielle, et le programme peut évoluer : un coup d’œil au site de l’association la veille est une bonne idée.
Pourquoi ces marchés comptent pour nos jardins #
Les marchés aux fruits anciens ne sont pas que des fêtes de village. Ils permettent de retrouver des variétés rustiques, souvent mieux adaptées au climat local que les arbres standardisés des jardineries. Ils transmettent aussi un savoir-faire de taille, de greffe et de conservation qui se perd. Pour un jardinier qui veut planter un fruitier cet automne, c’est l’occasion de repartir avec un plant choisi en connaissance de cause, et avec les conseils de quelqu’un qui le cultive depuis longtemps.
Questions fréquentes #
Quand a lieu le marché aux fruits anciens d’Orpierre en 2026 ?
Le samedi 24 octobre 2026, de 9 h à 17 h, au village d’Orpierre (Hautes-Alpes), selon la fiche de l’office de tourisme.
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Faut-il payer l’entrée ?
Non, l’entrée et le parking sont gratuits. Prévoyez des espèces ou un chéquier : il n’y a pas de distributeur dans le village.
Peut-on y acheter des arbres fruitiers ?
Oui, des plants de variétés anciennes et modernes sont vendus en racines nues ou en pot, ainsi que des chênes truffiers.




