Arrosez-vous le soir ou le matin ? Récupérez-vous l’eau de pluie ? Comment votre jardin a-t-il traversé la dernière sécheresse, puis les grosses averses ? Ces questions, la Société nationale d’horticulture de France (SNHF) et son programme Jardiner Autrement les posent désormais à tous les jardiniers amateurs. Leur nouvelle enquête sur la gestion de l’eau au jardin a été relayée le 22 octobre 2026 par le réseau Tela Botanica. Elle est ouverte à toute personne qui cultive un balcon, une terrasse ou un jardin.
Les points :
Ce que cherche à comprendre l’enquête #
L’objectif affiché est de mieux connaître les pratiques des jardiniers amateurs : leurs usages de l’eau, mais aussi les adaptations qu’ils mettent en place face aux épisodes de sécheresse et de fortes pluies. Le questionnaire s’intéresse également à leurs connaissances, aux difficultés rencontrées et aux informations qui leur manquent.
Les réponses doivent servir à décrire la diversité des façons de jardiner et à repérer des leviers pour une gestion de l’eau plus adaptée et plus durable. Les organisateurs annoncent un temps de réponse de 5 à 10 minutes, et des réponses anonymes. Les actions de Jardiner Autrement s’inscrivent dans le cadre de conventions signées avec l’Office français de la biodiversité (OFB).
Pourquoi votre réponse compte
Les jardins privés forment, mis bout à bout, une surface considérable. Ce qui s’y passe pèse sur la ressource en eau locale, sur la biodiversité et sur la façon dont les sols absorbent les pluies. Pourtant, les pratiques des particuliers restent mal connues. Une enquête de ce type permet d’aller au-delà des idées reçues et de construire des conseils qui partent du terrain, pas seulement des manuels.
Il n’est pas nécessaire d’être un jardinier chevronné pour participer. Un balcon avec trois jardinières a tout autant sa place qu’un grand potager. C’est justement cette diversité que la SNHF cherche à mesurer.
Sécheresse puis déluge : le nouveau casse-tête du jardinier #
Le jardinier doit désormais gérer deux excès en une seule année. L’été, il faut économiser chaque arrosoir ; à l’automne, il faut éviter que les fortes pluies lessivent le sol ou noient les racines. Ces deux problèmes ont une solution commune : un sol vivant, couvert et riche en matière organique, qui retient l’eau quand elle manque et la laisse s’infiltrer quand elle tombe en abondance.
Couvrir le sol avant l’hiver
L’automne est le bon moment pour pailler. Feuilles mortes, tontes séchées, broyat de taille ou paille protègent le sol des pluies battantes et limitent la formation d’une croûte en surface. Au printemps, ce paillis aura nourri la vie du sol et conservera l’humidité plus longtemps. Sur les parcelles libres du potager, un engrais vert semé maintenant joue le même rôle.
Récupérer l’eau de pluie
Une cuve branchée sur une descente de gouttière se remplit vite pendant les épisodes pluvieux d’automne et d’hiver. Cette eau, non calcaire et à température ambiante, convient très bien aux plantes. Mieux vaut fermer la cuve pour éviter la ponte des moustiques et la vider partiellement avant les gelées pour ne pas l’abîmer.
Laisser l’eau s’infiltrer
Allées gravillonnées plutôt que bétonnées, noues plantées, massifs légèrement en creux : ces aménagements simples ralentissent le ruissellement et rechargent le sol. Ils évitent aussi que l’eau d’un orage parte directement dans les égouts ou chez le voisin.
Arroser moins, mais mieux
Quand l’arrosage redevient nécessaire, un arrosage copieux et espacé au pied des plantes encourage les racines à descendre en profondeur. L’arrosage tôt le matin ou en soirée limite l’évaporation. Le goutte-à-goutte et les oyas, ces pots en terre cuite enterrés qui diffusent l’eau lentement, réduisent encore les pertes.
Choisir des plantes adaptées à son jardin #
La gestion de l’eau commence au moment de planter. Les vivaces méditerranéennes, les graminées et beaucoup d’arbustes indigènes se passent d’arrosage une fois installés. Planter à l’automne, comme c’est le cas en ce moment, leur laisse tout l’hiver pour s’enraciner grâce aux pluies, avant de devoir affronter un été sec. C’est sans doute le geste le plus efficace pour économiser l’eau dans les années à venir.
Comment participer #
Le lien vers le questionnaire figure dans l’annonce publiée sur Tela Botanica. Les organisateurs invitent aussi chacun à relayer l’enquête autour de soi : plus les profils de jardiniers seront variés, plus les résultats seront utiles.
Questions fréquentes #
Qui peut répondre à l’enquête sur l’eau au jardin ?
Toute personne qui dispose d’un espace de jardinage, qu’il s’agisse d’un balcon, d’une terrasse ou d’un jardin.
Combien de temps faut-il pour répondre ?
Les organisateurs annoncent de 5 à 10 minutes. Les réponses sont anonymes.
Qui organise cette enquête ?
Le programme Jardiner Autrement et la SNHF, dans le cadre de conventions avec l’Office français de la biodiversité.
